A Saint-Denis, Macron réfute toute «arrogance» et promet «de changer les choses» dans les quartiers

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Moins de 24 heures après le débat présidentiel de l’entre-deux-tours entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, le président-candidat s’est rendu à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour rencontrer les habitants et s’offrir un bain de foule. L’occasion, pour le chef de l’État, de rejeter les critiques de la candidate du RN sur son « arrogance » durant le débat de la veille.

« On a eu 2h30 d’un débat qui a été respectueux », a répondu Emmanuel Macron à un journaliste. « On a eu beaucoup de respect l’un pour l’autre, mais [on se] combat » sur deux projets qui ne sont « pas conciliables », a-t-il ajouté.

Marine Le Pen disait « tout et son contraire »

Et « quand il n’y a plus d’arguments à opposer, on va en chercher d’autres », a-t-il poursuivi, en mettant en cause les déclarations de responsables du RN depuis la fin du débat, à l’instar de Jordan Bardella qui a décrit ce matin un Emmanuel Macron « avachi dans son fauteuil, avec l’attitude méprisante et arrogante qu’on lui connaît. »

VIDEO. « Très méprisant, très arrogant » : Marine Le Pen tacle Emmanuel Macron et pense « pouvoir gagner »

« J’ai eu face à moi un Emmanuel Macron égal à lui-même, très méprisant, très arrogant, y compris dans sa posture », a elle-même dénoncé Marine Le Pen, en déplacement dans la Somme. « Je ne suis pas le commentateur ni de mes phrases ni de mes mimiques », a répondu le président depuis Saint-Denis.

Macron appelé à « un peu plus de modestie »

À Saint-Denis, certains habitants présents autour d’Emmanuel Macron l’ont défendu. « Vous n’êtes pas arrogant », a lancé un homme. « Pas du tout », a renchéri une femme. « Monsieur Macron, faut pas nous abandonner, faut pas la laisser passer », a crié un autre, en faisant référence à la candidate d’extrême droite.

Regrettant d’être obligée de « choisir entre la peste et le choléra » au second tour, une femme l’a tout de même appelé à « un peu plus de modestie » et à se mettre « à notre niveau, car on n’en a pas l’impression ». « Mais je viens ici », lui a-t-il répondu. « Oui, mais à la dernière minute », selon elle.

Accueilli par le maire socialiste Mathieu Hanotin, le candidat LREM s’est entretenu avec des acteurs associatifs des logements insalubres et de la rénovation urbaine. « Saint-Denis en colère, y en a marre de la misère », criaient alors quelques personnes. « J’ai la volonté de changer les choses, elles ne bougent pas assez vite », a-t-il déclaré. En se rendant à Saint-Denis, le candidat LREM a voulu « envoyer un message d’ambition et de considération à tous les quartiers », « trop souvent stigmatisés », dont les « habitants sont une chance pour la République ».

Durant le quinquennat, 132 millions d’euros ont été débloqués pour rénover le quartier centre-ville-Basilique de Saint-Denis, grande ville populaire aux portes de Paris qui a voté majoritairement pour l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon au premier tour.

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