Accusé d’«islamo-gauchisme», Mélenchon réplique à Blanquer : «Le ministre ne fait rien»

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Jean-Luc Mélenchon et le gouvernement ne cessent de se renvoyer la balle depuis l’assassinat de Samuel Paty, à la sortie de son collège de Conflans.

Alors que dimanche, Jean-Michel Blanquer a dénoncé le supposé « islamo-gauchisme » du leader de la France insoumise, ce dernier lui a répliqué ce lundi matin sur France Inter. « Qu’il le prouve, qu’il cite une phrase un comportement de ma part, un appel », s’est-il agacé.

A son tour, il a accusé le ministre de l’Education nationale d’être « un ennemi… de l’Éducation nationale publique ». « Il a lui même supprimé 50 000 postes, ensuite il a favorisé des organisations d’écoles confessionnelles ».

Puis Jean-Luc Mélenchon est revenu sur les prémices de l’attentat de Conflans. « Quand Samuel Paty a été mis en danger, son administration n’a rien fait, elle est donc coupable », avant de rectifier pour « ne pas passer ma semaine à me justifier sur tous les tons ». « Samuel Paty était menacé et son assassin était connu des services de la police et personne n’a rien fait », dénonçant « l’inaction de l’administration et du ministère face à l’escalade ».

Et de continuer sur Blanquer : « J’accuse le ministre de l’Éducation nationale de ne rien faire et en nous insultant, de faire une espèce de diversion pour qu’on ne parle pas de son bilan ».

Macron « a totalement perdu le contrôle de la situation » avec Erdogan

« L’Education nationale doit soutenir les profs au lieu de les tenir en laisse et de vouloir les suspecter tout le temps de ne pas faire leur boulot », a-t-il ajouté.

Toujours très remonté, Jean-Luc Mélenchon a également refusé d’apporter son soutien à Emmanuel Macron, cible d’ attaques personnelles violentes de Recep Tayyip Erdogan, estimant que le président de la République a « totalement perdu le contrôle de la situation ».

La France a rappelé à Paris son ambassadeur à Ankara après que le président turc eut dit publiquement douter de « la santé mentale » de son homologue français qu’il accuse d’être « antimusulmans ».

Interrogé sur France Inter sur son soutien à Emmanuel Macron dans cette affaire, le député des Bouches-du-Rhône a répondu : « Je l’ai fait à plusieurs reprises de le soutenir, je ne le ferai plus parce que le mieux que je puisse faire, c’est de me taire ».

« Quand nous avons été bombardés en Syrie, quand nous avons été menacés en Libye, on lui a dit sur tous les tons qu’il était temps de poser le problème de savoir pourquoi nous sommes alliés dans l’OTAN avec quelqu’un qui nous bombarde ou qui nous menace, il n’a rien fait et il n’a rien prévu », a-t-il critiqué.

« Hier soir (NDLR : dimanche), le président, pour des raisons qu’aucun d’entre nous n’arrive à comprendre, s’est répandu en une série de tweets […], il a totalement perdu le contrôle de la situation», a-t-il dénoncé.

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