Epinglée pour ses notes de frais, la députée LREM Patricia Mirallès dément

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Après Coralie Dubost, une nouvelle députée de La République en marche est accusée de faire passer des dépenses personnelles pour des notes de frais. Selon un article de Mediapart publié ce jeudi, Patricia Mirallès aurait utilisé l’argent réservé à ses frais de mandat pour « héberger sa famille à l’hôtel lors du déménagement de son fils à Limoges, à plus de 400 km de sa circonscription, en septembre 2019 » ou encore pour « régler une facture informatique de 1 198,80 euros pour sa fille », entre autres.

La députée LREM, dont le parti est désormais rebaptisé Renaissance, a immédiatement démenti et dénoncé une « chasse aux sorcières ». « Je ne suis pas étonnée d’en être une cible facile… Je n’ai rien à cacher », a-t-elle déclaré dans un communiqué publié sur Twitter. Elle affirme avoir été « vigilante et économe depuis 2017 », date à laquelle elle a pris ses fonctions et assure également être en mesure de « restituer à l’Assemblée nationale plusieurs dizaines de milliers d’euros », non dépensés du fait de sa bonne gestion.

Si Mediapart n’indique pas sur quelle base ses informations ont été obtenues, la députée évoque une source qui chercherait à lui « nuire », en propageant des « accusations calomnieuses ». « Chacune des dépenses réalisées dans le cadre de mon mandat est vérifiée au centime près, et aucune irrégularité n’a été constatée », a-t-elle encore affirmé.

Mediapart affirme de son côté que Patricia Mirallès, candidate à sa réélection, n’a pas systématiquement été contrôlée durant sa carrière de députée. Il y a quelques jours, le site d’information indépendant pointait également du doigt les notes de frais abusives de Coralie Dubost, une autre députée LREM. Celle-ci a renoncé à se représenter aux élections législatives, deux jours après les révélations de Mediapart.

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