La socialiste Carole Delga annonce qu’elle ne signera pas l’accord avec LFI

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Avant même le Conseil national du PS qui doit se tenir ce soir, pour valider ou pas le projet d’alliance avec les Insoumis en vue des législatives, les couteaux sont déjà tirés. Selon nos informations, Carole Delga, l’influente présidente d’Occitanie, publie une « lettre à la gauche » expliquant pourquoi elle votera « contre cette stratégie et cet accord ».

« En tant que femme de gauche, en tant qu’élue socialiste, je sais ce que je veux », écrit l’élue socialiste. Et de décliner, ce à quoi elle est attachée et notamment, « une société où le progrès soit partagé par tous », « une république laïque », « une France fière de ses valeurs, de son histoire, et de son rôle moteur en faveur de la construction européenne », un « pays qui sache concilier économie et écologie ».

Carole Delga ajoute : « Je veux que nous puissions travailler avec les entreprises et ceux qui les font vivre, salariés et patrons, et que nous donnions une place privilégiée au dialogue social sans lequel il n’est de progrès. Je veux un hôpital public fort, des médecins installés partout dans les territoires, je veux des hommes et des femmes qui puissent partir à la retraite à 62 ans au plus tard, parce qu’usés par le travail. Je veux un État de droit respecté, plus de moyens pour nos forces de police et de gendarmerie pour assurer la sécurité de nos concitoyens. Je veux la souveraineté des peuples reconnue et le soutien sans faille aux Ukrainiens en résistance contre le régime dictatorial de Poutine. »

« Des rédactions habiles ne peuvent masquer nos divergences avec le programme de Jean-Luc Mélenchon »

À bien des égards, écrit Carole Delga, « l’accord proposé par la direction du Parti socialiste ne correspond pas aux valeurs qui sont les miennes et à ma vision de notre société. Des rédactions habiles ne peuvent masquer nos divergences avec le programme de Jean-Luc Mélenchon, un programme [auquel] je n’adhère pas (…) J’entends la volonté d’union de la gauche et je la partage, mais j’entends aussi le besoin absolu de sincérité, de clarté, de cohérence et d’honnêteté (…) Je ne crois pas à la radicalité mais au contraire, au volontarisme et à l’accompagnement. Je suis pour l’union à gauche, mais pour une union claire, sincère, crédible et durable, pas pour une union de façade. Cette union, elle existe en Occitanie avec des politiques de gauche assumées et revendiquées. Ces jeux d’appareils, où l’on renie notre idéal et nos engagements pour quelques postes, ne correspondent pas à mon éthique ni à ma droiture. Je soutiendrai donc les candidats de gauche qui s’engageront avec clarté, en fidélité avec nos valeurs communes. »

Et de conclure : « Je participerai avec courage pour que renaisse, demain, une vraie force de gauche, généreuse, sérieuse, ambitieuse et tolérante, au service des Françaises et des Français. Libre et loyale, tel est mon chemin, en opposition avec la politique d’Emmanuel Macron et pour la refondation de la gauche. » Le conseil national auquel participera Carole Delga s’annonce inflammable…

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