Législatives : 1000 cadres du PS s’opposent à l’union avec LFI et dénoncent «une reddition»

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Le PS n’en finit décidément plus de se déchirer en interne. Alors que socialistes et Insoumis n’ont jamais été aussi proches de s’unir pour les législatives sous la bannière de la Nouvelle union populaire, écologique et sociale (Nupes), 1 000 responsables locaux et nationaux du PS ont interpellé Olivier Faure, le Premier secrétaire du parti, pour protester contre le rapprochement avec la formation de Jean-Luc Mélenchon.

Intitulée « Faisons entendre notre voix », la missive émanant de la maire de Vaulx-en-Velin (Rhône) Hélène Geoffroy et ratifiée par des centaines d’autres cadres socialistes dénonce une « reddition » du PS face à LFI. Les signataires se joignent ainsi au mouvement de fronde constitué par les ténors du parti, à l’instar de François Hollande, Jean-Christophe Cambadélis ou Stéphane Le Foll, opposés dès le départ à toute union menée par Jean-Luc Mélenchon.

« Ce n’est pas une négociation ou un accord qui est proposé »

« Depuis le vote du premier tour de l’élection présidentielle, les dirigeants de LFI ont affirmé avec clarté qu’aucune alliance sous les couleurs de l’Union populaire n’était possible sans un ralliement à leur programme. Ce n’est pas une négociation ou un accord qui est proposé, c’est une reddition », dénoncent les auteurs.

Il s’agirait là d’un « soutien à l’ambition de Jean-Luc Mélenchon d’accéder à la fonction de Premier ministre (qui) constitue, de fait, une soumission à leur programme », écrivent les signataires. Selon eux, le PS ne doit en aucun cas accepter de désobéir aux traités européens, sortir de l’Otan, sortir du nucléaire en démantelant les projets d’EPR ou bien encore renier les précédents gouvernements socialistes, d’après les termes employés.

Les responsables prônent un « vote de tous (les) adhérents »

D’après les responsables, les militants s’opposeraient aussi au « format des discussions engagées avec LFI », souhaitant plutôt un « vote de tous (les) adhérents » et une présentation du texte en Conseil national au terme des négociations.

Plusieurs membres des instances nationales du PS font partie des signataires. Parmi eux, on retrouve notamment l’ancien député marseillais Patrick Mennucci, l’ancien sénateur et député du Puy-de-Dôme Alain Néri, le maire de Vitrolles Loïc Gachon, le conseiller régional d’Île-de-France François Kalfon ou encore l’ancien député du Val-d’Oise Philippe Doucet. Ni le nom de la présidente d’Occitanie Carole Delga, ni celui de la maire de Paris Anne Hidalgo ne figurent parmi eux.

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