Législatives 2022 : ce que prévoit l’accord entre le Parti socialiste et La France insoumise

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Ils y auront passé la nuit. Et même un peu plus. Alors qu’un accord était annoncé imminent mardi soir, le Parti socialiste et La France insoumise auront eu besoin de quelques heures supplémentaires pour parvenir à s’accorder en vue des législatives. Mais c’est désormais chose faite, ont annoncé les deux parties ce mercredi en début d’après-midi.

Dans un communiqué commun, La France insoumise et le Parti socialiste disent vouloir « fédérer sur la base d’un programme ambitieux, toutes les forces qui le partagent, en respectant leur pluralité et leur autonomie ». La revalorisation du smic à 1 400 euros, le « droit à la retraite à 60 ans pour toutes et pour tous », ainsi que « le blocage des prix des produits de première nécessité » font partie des mesures qui seront défendues.

L’un des points les plus sensibles portait sur l’Europe. Le Parti socialiste refusait le terme de « désobéissance » aux règles européennes, assumé par La France insoumise. « Du fait de nos histoires, nous parlons de désobéir pour les uns, de déroger de manière transitoire pour les autres, mais nous visons le même objectif : être en capacité d’appliquer pleinement le programme partagé de gouvernement et respecter ainsi le mandat que nous auront donné les Français », tentent de s’accorder les deux formations. « La mise en œuvre de notre programme partagé conduira nécessairement à des tensions, à constater des contradictions. Il nous faudra dépasser ces blocages et être prêts à ne pas respecter certaines règles, tout en travaillant à les transformer », ajoutent-elles en chœur.

Conseil national du PS jeudi soir

Dans la matinée, Insoumis et PS avaient déjà indiqué avoir fait « un grand pas en avant » avec un accord de principe entre les deux délégations, conclu sur la répartition des circonscriptions. Le parti socialiste en obtenant 70 au total, dont 25 à 30 gagnables, soit environ le nombre de députés actuellement. Le Conseil national du PS doit se réunir jeudi soir pour décider de valider (ou non) cet accord.

Les discussions, qui avaient repris lundi, ont été compliquées avec La France insoumise. « Notre échange est cordial », mais « il reste des points de blocage à la fois sur le fond mais essentiellement sur les circonscriptions », avait déclaré mardi soir le négociateur de LFI, Manuel Bompard, devant le siège de son mouvement. L’accord « doit être conclu aujourd’hui », s’impatientait de son côté mardi dans la journée le député Éric Coquerel, l’un des négociateurs insoumis. L’alliance avait quant à elle été conclue mardi après-midi entre LFI et les communistes et dimanche avec les écologistes.

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