Législatives : Jean-Michel Blanquer tente de justifier sa candidature dans le Loiret

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Pour défendre sa candidature aux élections législatives, Jean-Michel Blanquer a tenté ce vendredi de louer les atouts « extraordinaires » du Loiret, où il candidate : « Le Loiret est typique de cette région centre qui est tellement significative de la France avec des qualités historiques et géographiques, une très grande richesse de son histoire, qui remonte au Paléolithique », a-t-il élancé sur BFMTV.

Cette réponse a marqué le début d’une longue séquence d’interview dont le ministre de l’Éducation nationale – par ailleurs très occupé avec le retour des mathématiques obligatoires au lycée – a eu du mal à se départir.

La présentatrice de l’émission Apolline de Malherbe a tenté d’obtenir des précisions sur cette préférence pour le Loiret : « On peut dire ça de n’importe quel département », a-t-elle relancé, arborant une moue dubitative. Et le ministre de répondre à nouveau : « Il y a des défis, un sentiment d’isolement, des problèmes d’emploi ».

Le Loiret est à « 1h15 de Paris »

Deuxième relance, même stratégie : « Le Loiret c’est d’abord les sujets de formations, un endroit où il n’y a pas de formation dans le supérieur. Le désert médical (…), les sujets de développement économique ». Jean-Michel Blanquer finit par donner deux spécificités : le Loiret est à « 1h15 de Paris » et dispose de « trois autoroutes et du train ».

Le ministre aurait-il du mal à défendre le lieu de sa candidature ? Après une troisième relance, Jean-Michel Blanquer a finalement précisé le fond de sa pensée : « Vous avez avec le Loiret un exemple des problèmes de la France d’aujourd’hui. Je crois que c’est très important de se retrousser les manches pour ce deuxième quinquennat pour les problèmes qui n’ont pas encore été résolus », déclare-t-il.

Une manière d’illustrer un argument récurrent : l’élection législative est en grande partie une élection nationale, les députés se prononcent sur des lois qui concernent tout le pays. Jean-Michel Blanquer, comme une très grande partie des candidats, n’aurait donc pas besoin d’ancrage local pour candidater.

Les maths, un autre caillou dans sa chaussure

Autre séquence où le ministre a dû faire preuve de force de conviction : le retour des mathématiques obligatoires au lycée. Jean-Michel Blanquer a assuré ce vendredi qu’il y aura « le vivier nécessaire » de professeurs de mathématiques à la rentrée prochaine dans les lycées, réagissant aux inquiétudes autour d’une baisse des candidats admissibles aux concours d’enseignants.

Les syndicats enseignants s’inquiètent de cette baisse aux concours de recrutement de l’Éducation nationale, notamment en mathématiques. Selon de premiers résultats au Capes externe de mathématiques, publiés cette semaine, seuls 816 candidats sont admissibles, pour 1 035 postes. La situation inquiète d’autant plus que le retour des mathématiques dans le tronc commun dès la classe de Première doit se faire dès la rentrée prochaine, ce qui va donc nécessiter plus de professeurs.

« On le voit pour certains concours, pas seulement pour l’Éducation nationale, on a un sujet de vocation », a reconnu le ministre. « C’est un travail de fond que nous faisons pour (en) susciter » et « ça commence par l’attractivité du métier », a-t-il ajouté, citant « le début de revalorisation » des salaires (…) des plus jeunes » enseignants, « 165 euros par mois pour aller vers 2 000 ». Un projet national que le potentiel futur député aura le loisir de transformer en de nouvelles lois, s’il est élu dans le Loiret.

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