Législatives : les marcheurs de Dordogne dénoncent l’investiture de Jérôme Peyrat, condamné pour violence conjugale

Meilleures histoires

L’investiture LREM qui fait le plus parler d’elle ces derniers jours est sans nul doute celle de Jérôme Peyrat, candidat à la députation dans la 4e circonscription de Dordogne malgré sa condamnation à 3000 euros d’amende avec sursis en septembre 2020 pour des faits de violences conjugales. Son investiture a notamment été dénoncée par l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique, un collectif né en février dans le sillage du mouvement #Metoopolitique. Elle est aussi pointée du doigt par nombre de figures de La France insoumise, dont le parti est secoué par l’affaire Taha Bouhafs.

Si Jérôme Peyrat, maire de La Roque-Gageac, minimise la portée de cette condamnation, en assurant que le coup reçu par sa femme lors d’une dispute en voiture n’était pas volontaire, et rappelle que son ancienne compagne a aussi été condamnée pour des appels et messages malveillants, ce n’est pas le cas des militants de la majorité présidentielle dans le département.

« Un grand désarroi »

Ces derniers affirment dans un communiqué ce dimanche qu’ils soutiendront la députée sortante, évincée à son profit. « Les comités de La République en Marche de Terrasson et Sarlat ont appris le 7 mai avec stupéfaction l’investiture attribuée par notre mouvement en vue des élections législatives de juin prochain dans la 4° circonscription de Dordogne. Huit jours après, les comités n’ont toujours pas été contactés par le candidat investi, laissant les militants, fidèles depuis plus de cinq aux engagements du président Emmanuel Macron, dans un grand désarroi », expliquent-ils en guise de préambule. Les militants reprochent à Jérôme Peyrat, d’avoir combattu sous une autre étiquette en 2017 et surtout de ne pas être en accord avec la grande cause du quinquennat : la lutte contre les violences faites aux femmes.

« Si notre députée sortante venait légitimement à se représenter, les militants seraient nombreux à lui apporter leur soutien et à faire campagne à ses côtés, assumant les conséquences potentielles d’un tel engagement et de la fidélité à celle qui a fondé le premier comité En Marche en Dordogne en 2016 », indiquent les marcheurs périgourdins après avoir dressé un portrait dithyrambique de la députée sortante de leur circonscription, Jacqueline Dubois. Voilà qui ne devrait pas les affaires du parti dirigé par Stanislas Guérini à un mois des élections législatives.

Leave a Reply

Your email address will not be published.