Législatives : Marine Le Pen sera bien candidate à sa réélection dans le Pas-de-Calais

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Le Rassemblement national se lance à sont tour dans la bataille des législatives. Marine Le Pen sera bien candidate à sa succession aux législatives dans le Pas-de-Calais, a confirmé ce jeudi à Fréjus le président du parti, Jordan Bardella, précisant qu’il ne briguerait pas lui-même de mandat de député. La candidate finaliste de l’élection présidentielle briguera donc un second mandat de députée de la 11e circonscription du Pas-de-Calais, poste qu’elle occupe depuis 2017.

En déplacement à Fréjus (Var), où Marine Le Pen est arrivée en tête avec 55 % des voix au second tour de la présidentielle, Jordan Bardella a également précisé la stratégie du RN en vue des élections législatives en juin prochain. « L’objectif est clair, envoyer le maximum de députés patriotes à l’Assemblée », a-t-il annoncé, sans toutefois donner d’objectif chiffré.

« On part de six députés, nous avons une marge de progression importante », a-t-il souligné depuis la terrasse d’une piscine municipale de la ville du maire RN David Rachline, rappelant qu’au second tour de la présidentielle, le Rassemblement national a dépassé les 40 % de suffrages dans 339 circonscriptions et est arrivé en tête dans 30 départements.

Éviter un « cataclysme » démocratique

Pour le président du Rassemblement national, la question sera de savoir « si la France à l’issue de cette élection sera encore une démocratie ou non ». « Si Emmanuel Macron devait avoir 450 députés à l’Assemblée nationale, alors je crois que ça serait cataclysmique pour la démocratie », a-t-il estimé, évoquant même une potentielle reprise du mouvement des Gilets jaunes.

Si Emmanuel Macron devait avoir « les pleins pouvoirs », « on s’éloignerait de l’idée d’une démocratie mature, il ne faudra pas ensuite venir porter des critiques sur des régimes où la démocratie est peut-être moins développée, je pense à la Russie par exemple », a ajouté Jordan Bardella, qualifiant Emmanuel Macron de « dirigeant autoritaire » qui a « confisqué une grande partie des libertés au peuple français ».

Pour le contrer, Jordan Bardella a insisté sur l’ambition du RN de constituer « un groupe puissant à l’Assemblée nationale », en annonçant la tenue d’un grand meeting « de mobilisation » le 4 juin, dans un lieu encore indéfini.

Si le parti sera présent au premier tour dans les 577 circonscriptions, avec « des candidats issus du RN ou soutenus par le RN », Jordan Bardella a assuré que des alliances seraient possibles ensuite : « Au second tour, nous sommes parfaitement disposés à apporter notre soutien au candidat patriote qui défendrait le plus possible les convictions qui sont les nôtres », y compris des candidats Reconquête !, « s’il pouvait y en avoir ». Le 19 avril, Éric Zemmour avait appelé à « la création d’une grande coalition des droites » en vue des législatives mais Marine Le Pen s’était jusqu’ici montrée peu encline à un « accord de parti » avec Reconquête !.

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