Les forces russes contrôlent “la majeure partie” de Severodonetsk, dans le Donbass

Europe

Kiev a remporté la bataille de l’embargo pétrolier européen, censé assécher le financement de “la machine de guerre” de Moscou. Mais les forces russes continuaient de se concentrer dans l’est de l’Ukraine, mardi, notamment autour de la ville-clé de Severodonetsk, dans le Donbass. Voici le fil du 31 mai.

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  • 23 h 40 : le nouveau chef de la droite européenne soutient l’adhésion de l’Ukraine à l’UE

L’eurodéputé allemand Manfred Weber a déclaré que l’adhésion à l’UE de l’Ukraine déchirée par la guerre était une priorité, après son élection à la tête du Parti Populaire Européen, la droite pro-européenne en difficulté.

“Le premier message que nous devons donner en ce moment (…) oui, vous pouvez devenir membre de l’Union européenne”, a-t-il déclaré dans un discours après avoir été élu lors d’un Congrès à Rotterdam, dans le sud-ouest des Pays-Bas.

“Le PPE soutient le statut de candidat pour nos amis ukrainiens et aussi pour la République de Moldavie”, a-t-il ajouté, en présence de l’ancien président ukrainien Petro Porochenko, autorisé à quitter l’Ukraine pour participer à l’événement.

  • 22 h 40 : reportage exclusif avec les membres d’un bataillon nationaliste ukrainien dans le Donbass

Plusieurs volontaires membres du bataillon ukrainien Karpatska Sich, en guerre avec l'armée russe dans le Donbass.
Plusieurs volontaires membres du bataillon ukrainien Karpatska Sich, en guerre avec l’armée russe dans le Donbass. © France 24

  • 22 h 10 : Washington salue l’embargo européen sur le pétrole russe

Les États-Unis ont “salué” l’embargo sur les importations de pétrole russe décidé par les 27 pays de l’Union européenne pour “entraver” ce “point fort de la machine de guerre de la Russie”.

“Nous saluons l’embargo proposé par l’UE sur le pétrole russe”, a dit à Washington le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price, devant la presse, relevant que les États-Unis, moins dépendants que les Européens à l’égard de l’énergie en provenance de Moscou, avaient déjà annoncé l’interdiction de toute importation d’hydrocarbures russes.

“Nous savons qu’il y a un vaste soutien parmi nos alliés et partenaires, comme nous l’avons vu encore de la part de l’UE, pour entraver le point fort de la machine de guerre de la Russie, à savoir son marché énergétique”, a-t-il ajouté. Il a aussi salué les efforts européens pour diversifier les approvisionnements en énergie et développer les renouvelables afin de diminuer la dépendance à l’égard de Moscou “sur le long terme”.

  • 21 h 45 : Moscou dit que c’est aux Ukrainiens et aux Occidentaux d’agir pour débloquer les exportations de céréales

“Les pays occidentaux, qui ont créé une tonne de problèmes artificiels en fermant leurs ports aux navires russes, en supprimant des chaînes logistiques et financières, doivent réfléchir sérieusement à ce qui compte le plus”, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en référence aux sanctions contre Moscou. “Soit faire de la com’ sur la question de la sécurité alimentaire, soit résoudre ce problème avec des mesures concrètes : la balle est dans leur camp”, a-t-il poursuivi, lors d’une visite à Bahreïn.

Le chef de la diplomatie russe a aussi une nouvelle fois appelé l’Ukraine, qui combat depuis trois mois un assaut russe, à déminer ses eaux territoriales autour de ses ports pour permettre le passage en mer Noire de navires chargés de céréales. “Si le problème du déminage est réglé (…), les forces navales russes assureront le passage sans entrave de ces navires vers la mer Méditerranée puis vers leurs destinations”, a-t-il affirmé.

  • 21 h 05 : Kiev souhaite la visite de Macron avant la fin de la présidence française de l’UE

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a souhaité mardi que le président français Emmanuel Macron, qui ne s’est pas rendu en Ukraine depuis le début de l’invasion russe, visite Kiev avant la fin de la présidence française de l’UE le 30 juin, dans une interview à la chaîne française LCI.

“Il est le bienvenu, peu importe quand. Il serait bon qu’Emmanuel Macron vienne pendant la présidence française de l’UE, et le mieux serait qu’il vienne avec d’autres livraisons d’armes pour l’Ukraine. Voilà l’aide la plus précieuse que nous pouvons recevoir de la France”, a déclaré Dmytro Kouleba.

  • 19 h 35 : “la majeure partie” de Severodonetsk sous contrôle russe, selon le gouverneur de la région

“La majeure partie” de Severodonetsk, ville-clé de l’est de l’Ukraine en proie à de violents combats entre Russes et Ukrainiens, est désormais sous contrôle de l’armée russe, a annoncé le gouverneur de la région de Louhansk, Serguiï Gaïdaï, à la télévision ukrainienne, estimant la ville “détruite à 90 %”.


  • 19 h 10 : un réservoir d’acide nitrique touché par les Russes à Severodonetsk 

Un “réservoir d’acide nitrique” d’une usine chimique de Severodonetsk, dans l’est de l’Ukraine, a été “touché” mardi par une frappe russe, a annoncé le gouverneur de la région Serguiï Gaïdaï en appelant les habitants à ne pas sortir des abris anti-aériens. 

“Ne quittez pas les abris” et “préparez des masques pour le visage trempés dans une solution de soude”, a écrit le gouverneur sur Telegram en rappelant que l’acide nitrique pouvait notamment provoquer des lésions aux poumons ou une perte de vision.

  • 18 h 25 : Volodymyr Zelensky salue les sanctions de l’UE, mais les juge trop tardives

Le président ukrainien a salué l’adoption par l’Union européenne d’un sixième train de sanctions contre la Russie, tout en jugeant inacceptable le délai de négociation pour obtenir un embargo sur le pétrole russe. 

“Une cinquantaine de jours séparent le sixième train (de sanctions) du cinquième, c’est une situation qui n’est pas acceptable pour nous”, a-t-il déploré lors d’une conférence de presse au côté du présidente slovaque Zuzana Caputova à Kiev.


  • 17 h 35 : les livraisons de gaz russe au Danemark suspendues à partir de mercredi

La société énergétique danoise Ørsted a annoncé mardi que la livraison de gaz russe vers le Danemark serait suspendue à partir du mercredi 1er juin à 6 h, heure locale, après qu’Ørsted a refusé de régler le paiement en roubles.

“Étant donné qu’il n’y a pas de gazoduc venant directement de Russie au Danemark, la Russie ne sera pas capable de suspendre directement la fourniture en gaz au Danemark et il sera donc possible pour le Danemark de s’approvisionner en gaz. Cependant, cela suppose que le gaz pour le Danemark doit être plus largement acheté sur les marchés européens du gaz”, a indiqué Ørsted dans un communiqué.

  • 17 h 05 : Emmanuel Macron a proposé à Vladimir Poutine de passer par une résolution à l’ONU pour la levée du blocus d’Odessa

Emmanuel Macron a annoncé mardi avoir proposé à Vladimir Poutine le vote d’une résolution à l’ONU pour lever le blocus russe du port d’Odessa afin de permettre l’exportation des céréales ukrainiennes qui y sont bloquées.

“J’ai proposé, dans la discussion que nous avons eue avec (le chancelier allemand) Olaf Scholz samedi dernier, au président Poutine que nous prenions l’initiative d’une résolution aux Nations unies pour donner un cadre très clair à cette opération”, a-t-il déclaré à l’issue du sommet européen à Bruxelles.

  • 16 h 50 : les exportations de pétrole russe diminueront de 90 % “d’ici la fin de l’année”, estime Ursula von der Leyen

Après plusieurs semaines de blocage de la part de la Hongrie, les 27 États membres de l’UE ont trouvé un accord sur un embargo progressif sur le pétrole russe. Ce dernier frappera dans un premier temps uniquement le pétrole transporté par bateau, soit les deux tiers des achats européens d’or noir russe, et pas celui acheminé par oléoduc, ce qui a permis de lever le veto de Budapest.

L’extension de l’embargo aux livraisons par oléoduc sera ensuite discutée “dès que possible” et, au total, ce sont 90 % des exportations de pétrole russe vers l’UE qui seront arrêtées d’ici la fin de l’année, ont affirmé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président français Emmanuel Macron.

  • 15 h 55 : Emmanuel Macron s’exprime à l’issue de la réunion extraordinaire du Conseil européen à Bruxelles

Emmanuel Macron a estimé à l’issue d’une réunion extraordinaire du Conseil européen à Bruxelles qu’il ne fallait “rien exclure” en matière de mesures de rétorsion contre la Russie, après l’adoption d’un sixième train de sanctions contre Moscou.

“Ce sixième paquet est un paquet très fort qu’il y a encore quelques semaines personne ne pensait possible. Je pense qu’il ne faut rien exclure pour les semaines qui viennent, tout dépend de l’évolution de la situation sur le terrain” en Ukraine, a-t-il dit à des journalistes.

Emmanuel Macron à Bruxelles : “Il ne faut rien exclure pour les semaines qui viennent”


  • 15 h 45 : l’Ukraine a identifié “quelques milliers” d’affaires de crimes de guerre dans le Donbass

“Nous avons identifié quelques milliers d’affaires de crimes de guerre sur ce que nous voyons dans le Donbass”, a déclaré la procureure générale ukrainienne Iryna Venediktova lors d’une conférence de presse à La Haye, aux Pays-Bas, où elle a rencontré des homologues internationaux.

  • 13 h 38 : le PIB de l’UE pourrait chuter de 4,2 % en cas d’embargo total sur les énergies russes

L’arrêt des exportations énergétiques russes pourrait provoquer une contraction de 2,5 % à 4,2 % à court terme du produit intérieur brut (PIB) de l’ensemble de l’Union européenne, souligne la Banque d’Espagne dans un rapport qui vient d’être publié.

Toutefois, l’impact estimé pour la première année d’une éventuelle suspension des livraisons russes devrait diminuer par la suite, ce qui reflète la capacité d’adaptation croissante du bloc pour remplacer les importations en provenance de Moscou, relève la banque centrale.

  • 13 h 23 : l’UE réticente à l’idée d’un embargo sur le gaz russe

Après l’accord sur un embargo pétrolier, l’embargo sur les achats de gaz à la Russie était dans tous les esprits, mais plusieurs dirigeants européens ont plaidé pour une “pause” et certains ont même exclu l’adoption d’une telle mesure.

Le sixième paquet de sanctions “est un grand pas en avant. Et je pense que nous devrions faire une pause maintenant”, a déclaré le Premier ministre belge Alexander de Croo à son arrivée pour la seconde journée du sommet à Bruxelles.

  • 12 h 59 : les Russes contrôlent “une partie” de Severodonetsk

Le gouverneur de la région, Serguiï Gaïdaï, a indiqué sur Telegram que les forces russes contrôlent désormais “une partie” de Severodonetsk, ville de l’Est de l’Ukraine qu’elles pilonnent et essaient de prendre depuis des semaines.

Il a en outre précisé que les Russes “ne peuvent pas avancer librement”, des combattants ukrainiens “restant toujours” dans la ville.

  • 11 h 27 : deux soldats russes condamnés à 11 ans de prison 

Un tribunal ukrainien a condamné à 11 ans et demi de prison deux soldats russes accusés d’avoir bombardé au lance-missile multiple deux villages dans la région de Kharkiv, dans le nord-est du pays.

Alexandre Bobykine et et Alexandre Ivanov ont été reconnus coupable de “violation des lois et coutumes de la guerre”, à l’issue d’un procès qui avait commencé mi-mai près de la ville de Poltava, selon l’agence Interfax-Ukraine, précisant que les deux accusés avaient “totalement reconnu leur culpabilité et dit qu’ils se repentaient”.

  • 9 h 30 : “Tous les journalistes sont conscients des dangers” 

 


 

  • 4 h 45 : la Russie accentue la pression dans le Donbass

Les forces russes progressent dans l’est de l’Ukraine. Elles affrontent les forces ukrainiennes au cœur de Severodonetsk, qui est avec Lyssytchansk une ville-clé des parties du Donbass encore sous contrôle ukrainien.

L’armée russe tente d’encercler Severodonetsk et d’en prendre le contrôle depuis plusieurs semaines, dans une offensive qui s’est intensifiée ces derniers jours, face à laquelle le président Volodymyr Zelensky a reconnu que l’armée ukrainienne était en difficulté.

“La situation dans le Donbass reste extrêmement difficile. L’armée russe essaye d’y concentrer ses forces pour mettre de plus en plus de pression sur nos défenseurs”, a déclaré le président ukrainien lundi soir.

Les forces russes visent à contrôler ce bassin minier, dont des forces séparatistes pro-russes appuyées par Moscou ont pris le contrôle partiel en 2014.

  • 1 h 15 : l’UE exclut la Sberbank, principale banque russe, du système Swift

L’UE s’est accordée pour exclure la principale banque russe, la Sberbank, du système financier international Swift, dans le cadre de son sixième paquet de sanctions contre Moscou, ont annoncé lundi soir les dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles.

“Ce train de sanctions comprend des mesures percutantes comme le retrait de Swift de la plus grande banque russe, la Sberbank”, a déclaré Charles Michel, le président du Conseil. Jusqu’à présent, sept établissements russes ont été privés d’accès à Swift, plateforme de messagerie sécurisée permettant des opérations cruciales comme des ordres de transferts de fonds entre banques.

  • 0 h 22 : l’UE accorde 9 milliards d’euros à l’Ukraine pour ses besoins immédiats de liquidités

Les dirigeants des 27 pays membres de l’UE réunis en sommet à Bruxelles ont approuvé lundi l’octroi de 9 milliards d’euros au gouvernement ukrainien pour couvrir ses besoins immédiats en liquidités afin de faire fonctionner son économie, a annoncé le président du Conseil Charles Michel.

Kiev a chiffré ses besoins à 5 milliards de dollars par mois. Les financements européens prendront la forme de “prêts à longue maturité” avec des taux d’intérêts bonifiés, a-t-on précisé de source européenne.

  • 23 h 52 : l’UE s’accorde pour réduire de plus des “deux tiers” ses importations de pétrole russe

L’Union européenne s’est entendue pour interdire plus des deux tiers des importations de pétrole russe dans le cadre d’un nouveau train de sanctions contre la Russie à la suite de l’offensive en Ukraine, a annoncé lundi soir via Twitter le président du Conseil européen, Charles Michel.

  • 22 h 01 : ouverture d’une enquête après la mort du journaliste français 

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête pour crimes de guerre après la mort de Frédéric Leclerc-Imhoff, journaliste de BFMTV tué dans l’est de l’Ukraine alors qu’il accompagnait des civils à bord d’un bus humanitaire près de Severodonetsk.

L’enquête de flagrance confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) porte également sur “les blessures subies par son confrère Maxime Brandstaetter”, présent avec lui lors du reportage, a précisé le Pnat. 

Avec AFP

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