Ligue Europa Conférence : «On a une manière de jouer, il faut qu’on la respecte», jure Sampaoli avant OM-Feyenoord

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Le coach marseillais a répondu aux questions des journalistes avant de défier Feyenoord jeudi (21h), en demi-finale retour de C4 (défaite 2-3 à l’aller).

L’OM battu à l’aller, une première cette saison : «On a toujours joué le match aller à Marseille jusqu’ici. Là, c’est une possibilité que nous donne le football pour renverser le score du match aller (défaite 3-2, NDLR). C’est un match qu’on aurait d’ailleurs pu gagner aussi. C’était un match tumultueux, turbulent, avec beaucoup d’occasions. On espère que celui-ci sera différent, comme celui de Nantes, Monaco, voire à la première mi-temps face à Lyon. C’est là que se trouve la clé de la qualification, qu’on puisse dominer longtemps et ne pas partager ces phases avec l’adversaire, sinon, la qualif’ sera en péril.»

Le plan face à Feyenoord : «On aura l’idée de nous installer le plus possible dans le camp adverse, dominer et contrôler la balle, en ayant de la patience pour nous créer des occasions grâce à ce contrôle, la base de travail de l’équipe. On l’a vu tout au long de la saison, c’est grâce à cela qu’on est encore en course dans plusieurs compétitions. Si on s’énerve, qu’on se laisse gagner par le stress, on risque de se retrouver face à des situations défavorables. On a une manière de jouer, il faut qu’on la respecte. Sortir rapidement pour qu’ils reviennent aussi rapidement, ce serait une erreur à mon sens.»

Bamba Dieng : «La précision, il va la trouver avec le temps, c’est une question de maturité aussi. Il a une bonne frappe. Il doit mieux contrôler le dernier geste pour utiliser ses grandes qualités. À chaque fois qu’il a joué, il a gêné les défenseurs adverses et est donc très dangereux. Il a eu le sort du match dans les pieds aux Pays-Bas, c’est grâce à lui, qui s’est créé ces occasions. D’autres attaquants n’auraient peut-être pas pu le faire à sa place. S’il comprend les moments d’un match, quand accélérer, quand compliquer la vie des défenseurs, il peut progresser dans le dernier geste.»

La C4 : «J’y accorde beaucoup d’importance. C’est un défi et j’aimerais jouer une finale européenne avec l’OM. Je ne pense pas à la L1 aujourd’hui, juste à ce match. C’est gratifiant de jouer une finale pour un entraîneur. J’ai hâte. J’attends de pouvoir jouer cette finale. Le groupe attend aussi beaucoup du match de demain. Après cette longue saison, ce serait une grande récompense pour nous.»

Un manque d’engagement de l’OM : «L’effectif est construit pour autre chose, on n’a pas des joueurs qui ont ces caractéristiques. On vise à avoir le contrôle et la possibilité de récupérer vite à la perte du ballon. Mais on n’a pas construit une équipe pour souffrir et être dominée. Il manque des outils pour faire cela. On ne les a pas. Il faut donc insister avec les outils à notre disposition. À certains moments, on a été l’une des équipes les plus solides d’Europe en contrôlant la balle. Quand on veut jouer comme à Feyenoord ou après le premier but contre Lyon, on souffre, car l’équipe est bâtie pour autre chose.»

L’expérience européenne de l’OM : «L’histoire commence aujourd’hui pour nous, maintenant. Plus personne ne se souvient de ce qui s’est passé hier. On ne pense qu’au présent.»

Duje Caleta-Car : «J’ai une excellente relation avec lui et je lui ai dit qu’il pourrait plus s’extérioriser. Il a beaucoup de qualités en tant que défenseur mais il est peut-être trop introverti, on a l’impression que les choses glissent sur lui alors que ce n’est pas le cas. Il doit progresser sur la communication avec l’environnement et ses partenaires. C’est un sujet personnel qu’il devra résoudre… ou pas. Il a beaucoup de qualités, mais parfois, on a l’impression qu’il n’est pas impliqué alors qu’il l’est, je le vois au quotidien. Ça l’aiderait beaucoup s’il extériorisait davantage, et ça aiderait aussi Saliba ou Peres. C’est une équipe jeune qui joue des matches importants. Les joueurs qui ont cette expérience supplémentaire doivent l’apporter aux autres.»

Le bilan de la gestion des gardiens : «Je ne sais pas si ça les a fragilisés. J’allais mettre Steve Mandanda contre Lyon mais il m’a dit qu’il voulait arriver en forme contre Feyenoord. C’est donc Pau Lopez qui a joué. Je crois que cette rotation particulière, quand on a deux grands gardiens qui ont très bien joué à chaque fois qu’ils ont eu l’occasion de le faire, ne les gêne pas. Je n’ai pas l’impression que ça les dérange. J’assumerais si je me rendais compte que c’est une erreur. Je n’ai pas de problème à assumer mes erreurs. Mais je crois que les deux ont très bien répondu tout au long de la saison. Par leurs capacités, ils n’ont pas été affectés par cette rotation.»

Propos recueillis en conférence de presse

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