Ligue Europa : loin du PSG, Kevin Trapp revit avec Francfort

Toute l'actualite

Le gardien de l’Eintracht Francfort dispute ce mercredi soir la finale de la Ligue Europa face aux Rangers et espère remporter son premier titre avec la Diva.

L’Eintracht Francfort affronte ce mercredi les Glasgow Rangers en finale de la Ligue Europa à Séville. Deux clubs historiques avec d’excellents gardiens de chaque côté. Le vétéran Allan McGregor, 40 ans, pour les Rangers et le talentueux Kevin Trapp pour Francfort. Tout au long de sa campagne européenne, le gardien allemand a su se montrer décisif lorsque son équipe était en difficulté. Avec ses 30 arrêts en 12 matches, il a écœuré plus d’un attaquant notamment ceux de West Ham United en demi-finale au Deutsche Bank Park. Pourtant tout n’a pas été si simple pour le natif de Merzig, qui a dû attendre sa trentaine pour réellement trouver sa place.

Rendez-vous manqué au Paris SG

Gardien du Paris Saint-Germain de 2015 à 2018, Kevin Trapp ne s’est jamais réellement imposé dans les buts du club de la capitale. Le portier allemand démarre pourtant titulaire au début de la saison 2015/16 mais perd peu à peu sa place au profit d’Alphonse Areola. Même s’il a parfois été auteur d’arrêts de grande classe notamment en octobre 2015 face à Marseille lorsqu’il sort le penalty de Barrada, son irrégularité l’a empêché de passer un cap.

En manque de temps de jeu, il retourne à Francfort en 2018, là où son potentiel s’est révélé aux yeux du grand public. Il quitte le PSG avec seulement un seul regret : la Remontada « À Paris, j’ai passé trois années merveilleuses. Il n’y a qu’un match dont j’essaie de ne pas me souvenir, celui du Camp Nou avec le PSG», avoue-t-il en conférence de presse avant d’affronter le FC Barcelone cette saison.

Maxwell, Motta, Trapp et Ibrahimovic Fep / Panoramic

De retour en Allemagne, l’objectif de Kevin Trapp est de transmettre tout ce qu’il a pu apprendre des grands joueurs du PSG comme Zlatan, Thiago Motta ou encore Maxwell. «Il y avait des choses à apprendre de ces joueurs-là. Ça m’a beaucoup aidé à progresser et j’essaye maintenant de transmettre à Francfort ce que j’ai pris là-bas», raconte l’intéressé à l’UEFA.

Dès sa première saison sous le maillot de la Diva, Trapp retrouve son niveau et participe notamment à l’épopée européenne de Francfort qui atteint la demi-finale et échoue aux penalties malgré son arrêt sur la frappe d’Azpilicueta. Convaincus que son profil est le bon, les dirigeants de l’Eintracht signent définitivement le gardien qui était jusqu’alors prêté par le PSG.

Capitaine polyglotte

Malgré une saison 2019-2020 où Trapp a enchaîné une longue blessure à l’épaule et un confinement à cause de la crise sanitaire, il gagne en assurance et prend de plus en plus de place dans le vestiaire. «Kevin Trapp est un grand leader sur et en dehors du terrain. Il trouve toujours les bons mots dans le vestiaire. Il a une grande influence», racontait son entraîneur Adi Hütter en juin 2020.

Si l’international allemand (6 sélections) n’est pas un grand leader vocal comme pouvaient l’être ses compatriotes Oliver Kahn ou Manuel Neuer, il est effectivement un solide leader de vestiaire, notamment grâce à sa qualité de polyglotte. «Je parle cinq langues couramment, allemand, français, anglais, portugais et espagnol et un peu d’italien. Je peux comprendre beaucoup de choses pour les nouveaux joueurs qui arrivent ici et qui, au début, ne parlent pas la langue ou ne connaissent pas la culture», explique-t-il à l’UEFA.

Au fil des saisons, Kevin Trapp qui est aujourd’hui âgé de 31 ans est devenu un capitaine «grand frère» pour les jeunes joueurs du vestiaire. Il porte même le brassard depuis son fantastique match face au Bayern Munich où ses huit arrêts ont pendant un long moment écœuré les Bavarois.

Ce mercredi soir, Kevin Trapp va disputer la deuxième finale de sa carrière après celle gagnée en Coupe de France face aux Herbiers en 2018. Remporter la Ligue Europa serait également l’occasion pour l’Eintracht de dépoussiérer son armoire à trophées. Le club allemand n’a gagné qu’un seul titre au XXIe siècle : une Coupe d’Allemagne en 2018. «Notre parcours en Europa League jusqu’à présent est plus beau que ce que nous avions imaginé. C’est une année spéciale et nous méritons d’être en finale. Bien sûr, nous espérons et travaillons maintenant pour réaliser notre grand rêve de ramener le trophée à la maison et de fêter cela avec nos fans», annonce Trapp pour qui une victoire en C3 lui permettrait pourquoi pas de confirmer sa place de 3e gardien de la Mannschaft à 6 mois de la Coupe du monde au Qatar.

Leave a Reply

Your email address will not be published.