L’irrésistible ascension vers les sommets du ski-alpinisme

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REPORTAGE – La future discipline olympique, dans laquelle les athlètes français brillent, ne cesse de rallier de nouveaux amateurs. Conquis par une façon plus «douce» et naturelle – quoique exigeante – de profiter de la montagne l’hiver, loin de la foule et des remontées mécaniques.

Envoyé spécial à Flaine (Haute-Savoie)

Encore un effort, le visage grimaçant fouetté par des flocons transformés en piques par des vents à 70 km/h. Une ultime poussée sur les bâtons et c’est la délivrance. À peine la ligne d’arrivée franchie, Thibault Anselmet s’effondre, la tête collée à la neige, cherchant désespérément une bouffée d’air qui semble rare au cœur des bourrasques à 2100 mètres d’altitude. Pour avaler en moins de dix-neuf minutes les 500 mètres de dénivelé de la course verticale, l’une des trois épreuves de la Coupe du monde de ski-alpinisme, dont les finales se sont tenues à Flaine (Haute-Savoie) il y a quelques jours, le Savoyard vient d’aller au bout de lui-même. Son pouls s’est même affolé jusqu’à 192 battements par minute dans les murs les plus abrupts où dévalaient à contresens les skieurs éberlués par la vitesse en montée de ces étranges robots grimpeurs. L’effort, violent, a permis au Français de prendre la troisième place de l’épreuve et de marquer de précieux points…

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