Loin de Paris et la Ligue 1, Messi revit avec l’Argentine

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Après une première saison décevante en France, le septuple Ballon d’Or brille de mille feux en sélection. Une bonne nouvelle pour l’Argentine à cinq mois du Mondial mais aussi pour le PSG.

La performance, majuscule, ravit autant les supporters argentins qu’elle laisse sceptiques ceux du Paris Saint-Germain. Dimanche, Lionel Messi a inscrit cinq buts dans un même match avec l’Albiceleste. L’enjeu minime de cette rencontre amicale et le niveau relatif de l’adversaire, l’Estonie (110e au classement Fifa), minore quelque peu ce morceau de bravoure. Mais c’est tout de même presqu’autant qu’en 26 matches de Ligue 1 disputés sous les couleurs parisiennes par la «Pulga» (6 réalisations). Pour être totalement honnête, il faut rappeler qu’il en a aussi marqué cinq en sept matches de Ligue des champions et que onze de ses tirs en championnat ont heurté les montants, une guigne rarement vue en L1.

Cependant, personne ne peut nier que la première saison en France de la légende Messi a été décevante. « La vérité est que ce fut une année difficile. J’ai dû m’habituer à une façon de jouer dont je n’avais pas l’habitude, a-t-il lui-même reconnu à la télévision argentine (TyC Sports). Au PSG, on voit le football différemment. À Barcelone, où j’ai joué toute ma vie, j’avais des coéquipiers qui me connaissaient par cœur ». Le contexte de son arrivée, avec la fin en eau de boudin de son aventure au Barça et un changement de vie inattendu pour lui et sa famille, n’a pas non plus aidé tout comme le Covid-19. «J’ai été frappé très fort (par la maladie), raconte-t-il. Cela m’a laissé des séquelles aux poumons. Je ne pouvais pas m’entraîner. J’ai passé environ un mois et demi sans même pouvoir courir. »

En sélection, et malgré une saison éprouvante dans les pattes et la tête, le septuple Ballon d’Or est donc apparu nettement plus à l’aise et enjoué, que ce soit lors de la démonstration face à l’Italie à Wembley (3-0, pas de but mais deux passes décisives) ou contre l’Estonie à Pampelune (5-0). Sans Mbappé et Neymar à ses côtés, le n°10 redevient un aimant à ballon, le réceptacle naturel des passes de ses «compañeros» avec lesquels il avait triomphé lors de la Copa America l’an dernier. Après ce premier trophée majeur qui s’est si longtemps refusé à lui, le peuple argentin rêve désormais de le voir imiter Diego Maradona, en décembre prochain à Doha, pour ce qui sera sans doute sa dernière Coupe du monde.

À bientôt 35 ans (il les fêtera le 24 juin), le natif de Rosario se concentre déjà sur cette ultime quête, sa priorité absolue. Plutôt qu’une source d’aigreur, les supporters du PSG les plus optimistes préfèrent y voir le signe annonciateur d’un Messi retrouvé sur la route du Mondial. Lui y croit : «vu ce qui s’est passé ces derniers mois, je pense pouvoir inverser la situation (à Paris). Je sais que cette année va être différente, je suis déjà préparé pour la suite. Maintenant, je connais le club, la ville, je suis plus à l’aise avec le vestiaire ». Rendez-vous le week-end du 6-7 août pour voir enfin le vrai Messi en Ligue 1.

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