Mise en scène de l’abstention de Jean Lassalle : enquête pénale ouverte, l’élu demande «pardon»

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La justice s’intéresse au cas Jean Lassalle. Une enquête pénale a été ouverte jeudi par le parquet de Pau à l’encontre de l’élu, après la mise en scène de son abstention dimanche. Le candidat à la présidentielle – il avait remporté plus d’un million de voix et 3,13 % des suffrages lors du premier tour – est poursuivi pour « des infractions au code électoral concernant les atteintes à la sincérité des scrutins ».

Le député des Pyrénées-Atlantiques, qui risque jusqu’à 15 000 euros d’amende et un an de prison ainsi que des peines complémentaires comme l’inéligibilité et l’interdiction du droit de vote, avait mis en scène publiquement son abstention lors du second tour de la présidentielle dans son bureau de vote de Lourdios-Ichère. L’élu, qui était filmé, s’était ravisé en se déclarant « abstentionniste devant l’urne ».

Il se dit prêt à « répondre de (son) acte »

Dans une lettre adressée au président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius, et publiée jeudi sur les réseaux sociaux, le député des Pyrénées-Atlantiques a fait son mea-culpa. Jean Lassalle « demande pardon » aux habitants de sa commune de Lourdios-Ichère, dont les suffrages ont été annulés par le Conseil constitutionnel.

Il se dit même prêt à « répondre de (son) acte et à en payer les éventuelles conséquences prévues par la loi : peine de prison, retrait de mes droits civiques, amendes… », pour peu que les Sages lèvent leurs sanctions contre le village béarnais dont il a été maire pendant quatre décennies.

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