Nikos Anastasiadis, président chypriote, note un “parallèle” entre “le révisionnisme” turc et russe

Europe

Publié le :

Le président chypriote Nikos Anastasiadis s’est entretenu avec France 24 depuis la capitale chypriote, Nicosie. Le tiers nord de l’île de Chypre est sous domination turque depuis 1974. Nikos Anastasiadis estime qu’un “parallèle” peut être établi entre le révisionnisme d’Ankara sur l’île et son voisinage, et celui de Moscou en Ukraine, tout en espérant que la Turquie ne “mettra pas en danger la paix dans la région”.

Publicité

L’île de Chypre est divisée depuis 1974, suite à l’invasion de l’armée turque dans la partie nord. Après 48 ans de négociations avec les dirigeants de la partie occupée, dans le but d’une éventuelle réunification de l’île, les négociations semblent aujourd’hui au point mort. Le président chypriote Nikos Anastasiadis estime l’invasion russe de l’Ukraine s’appuie exactement sur “les mêmes arguments que ceux utilisés par la Turquie pour envahir Chypre il y a 48 ans.”

Il dresse un “parallèle entre les actions de certains pays qui veulent changer, avec un révisionnisme prononcé, la position géographique de certains pays ou des faits liés à l’Histoire.” 

Nikos Anastasiadis plaide pour une fédération en deux zones, bicommunautaire, avec une égalité politique entre les deux zones. Une solution qui se heurte à l'”intransigeance” d’Ankara, la Turquie souhaitant être la seule garante des Chypriotes turcs.

>>> Sur le même sujetÀ Varosha, le temps s’est arrêté en 1974

Alors que la Turquie convoite une part des hydrocarbures trouvés dans les fonds marins chypriotes, Nikos Anastasiadis se dit prêt à partager les ressources en lançant “un arbitrage basé sur le droit international de la mer, afin de trouver la ligne séparatrice des zones économiques exclusives de chaque partie”. Il ajoute vouloir espérer qu’Ankara ne mettra pas en danger la paix dans la région.

Tandis que Chypre est suspectée de délivrer des visas dorés à des oligarques russes figurant sur la liste des quelque 13 000 sanctionnés par Bruxelles, Nikos Anastasiadis affirme que seuls 8 d’entre eux détiennent une nationalité chypriote. Il ajoute avoir demandé le retrait de leur passeport en obéissant à la ligne commune de l’Union européenne.

Leave a Reply

Your email address will not be published.