Présidentielle : Marine Le Pen laisse une nouvelle fois entendre qu’il s’agissait de sa dernière candidature

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Marine Le Pen, candidate malheureuse à la dernière élection présidentielle, a de nouveau laissé entendre qu’elle ne se représentera pas en 2027 dans une interview au Figaro ce vendredi. En février, elle avait déjà affirmé au quotidien qu’« a priori », il s’agissait de sa dernière présidentielle.

À la question, « vous trouvez-vous dans le même état d’esprit aujourd’hui ? », Marine Le Pen a répondu : « Quand je dis a priori, cela veut dire sauf événement exceptionnel. A priori, donc, je pense que trois présidentielles, c’est déjà un parcours. Qui m’a permis de faire monter nos idées de 18 % à 42 %. Ce qui, en dix ans, est une belle dynamique. »

Et d’ajouter : « Je sais que cette dynamique n’est pas terminée pour nos idées. La question, c’est qui les portera dans cinq ans. Il est beaucoup trop tôt pour en parler. Mais j’aimerais évidemment, moi aussi, voir émerger une nouvelle élite. »

Également interrogée sur le futur de son parti et sur la probabilité de voir Jordan Bardella reprendre les rênes du Rassemblement national, Marine Le Pen a évoqué un temps de « grandes transitions : démographique, économique, écologique et technologique » auquel le parti devra s’adapter. « Le rôle de notre mouvement dans les années qui viennent est, d’une part, de concevoir le projet national du XXIe siècle, et, de l’autre, faire émerger une nouvelle élite. Jordan Bardella me paraît très bien placé pour ce faire », a ajouté la candidate aux législatives.

Mélenchon « le fou du roi »

Marine Le Pen a également profité de cette interview pour tacler ses adversaires politiques d’Éric Zemmour, qu’elle accuse de « laisser tomber l’électorat populaire au risque de venir gonfler une vague rouge qui viendrait transformer l’Assemblée nationale en ZAD » à Emmanuel Macron qui a, selon elle, « menti » sur son bilan.

Mais celui qui concentre les piques reste le leader de « la nouvelle Union populaire écologiste et sociale », Jean-Luc Mélenchon qui, selon elle, « joue le fou du roi » dans le but de « faire oublier qu’il a appelé à voter Emmanuel Macron et contribué, avec ses alliés, à son élection ». « Jean-Luc Mélenchon fait l’union de ceux qui défendent les black blocs, qui veulent désarmer la police, qui veulent ouvrir les portes des prisons, qui veulent le burkini à la piscine et qui veulent 270 milliards d’impôts sur le revenu en plus », a encore estimé la députée du Pas-de-Calais.

Elle a également livré son objectif pour les législatives les 12 et 19 juin prochains, déclarant qu’elle avait l’ « ambition d’obtenir la traduction de la présidentielle » et estimant que « les Français (l’ont) choisie comme première opposition à Emmanuel Macron ».

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