Présidentielle : occupation de la Sorbonne, l’ENS à Paris et de Sciences Po Nancy par des étudiants en colère

Meilleures histoires

« Le fascisme n’est pas une option », c’est avec ce genre de slogans que plusieurs centaines d’étudiants se sont mobilisés mercredi à Paris et Nancy, bloquant des bâtiments universitaires pour faire entendre leur voix dans l’entre-deux tours de l’élection présidentielle et alerter sur les questions écologiques ou sociales. À Paris, plusieurs centaines d’étudiants ont participé mercredi à partir de la mi-journée à une assemblée générale interfacs dans un amphithéâtre à la Sorbonne pour décider de la mobilisation à suivre.

« Il y a environ 150 à 200 personnes de facultés différentes qui sont toujours dans l’amphithéâtre à la Sorbonne et qui ont voté l’occupation. Des négociations sont en cours avec la présidence », a expliqué en fin de journée Nathan Kohn, étudiant en droit à Paris 1. Des slogans antifascistes sont scandés dans un des amphithéâtres de l’université parisienne.

« Il y a une mobilisation de jeunesse, une révolte en réaction à l’affiche de l’entre-deux tours », a indiqué Victor Mendez, président de l’Unef Nanterre, présent à la Sorbonne. « C’est un ras-le-bol par rapport à l’aggravation de la précarité, par rapport à l’avenir qui nous est laissé en ce qui concerne l’état de la planète ».

À la mi-journée, un mouvement de foule pour tenter d’entrer dans la Sorbonne s’est créé à l’entrée de l’université, étudiants et vigiles ayant été bousculés, sans faire de blessés, selon divers témoignages d’étudiants.

Ce jeudi matin, ils ont été rejoints par quelques étudiants de Sciences Po, qui ont eux aussi bloqué l’entrée de leur établissement de la capitale, rapporte France info.

Des étudiants bloquent également depuis lundi des locaux de l’École normale supérieure, sur le campus Jourdan dans le XIVe arrondissement de Paris.

« Le but est de mener des actions pour réinventer les universités, pour en faire une vraie scène d’émergence de cette voix des jeunes et qu’elle soit plus représentée dans les débats chez les deux candidats », a souligné Martin Labat, étudiant en licence de sciences pour un monde durable. « On a trop peur qu’ils ne prennent pas en compte les sujets qui nous semblent capitaux tels que les violences racistes, islamophobes, sexistes, le climat et l’urgence à agir face au rapport du Giec notamment », a-t-il ajouté, précisant que quelque 80 étudiants étaient présents lundi, puis 40 mardi.

Sciences-po Nancy occupé aussi

Des étudiants ont aussi bloqué mercredi les entrées du campus de Sciences-po Paris à Nancy, empêchant les professeurs, les élèves et l’administration d’y avoir accès, a indiqué Guénolé, étudiant en deuxième année.

Une soixantaine de jeunes participaient dans l’après-midi à ce mouvement, soutenu par le syndicat Solidaires, après une centaine dans la matinée, selon lui. « On bloque parce qu’on est dans une impasse politique. Les candidats qualifiés au second tour de la présidentielle ignorent complètement nos priorités. Ce sont des priorités écologiques, de justice sociale, féministes, antiracistes », a-t-il dit. « C’est à nous d’en parler ».

Leave a Reply

Your email address will not be published.