Présidentielle : questionnée sur des chiffres figurant dans sa profession de foi, Marine Le Pen évoque «une manœuvre»

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La profession de foi de Marine Le Pen bientôt retoquée ? La Commission de contrôle de la campagne électorale (CNCCEP) demande des comptes à la candidate du Rassemblement national, qualifiée pour le second tour, selon une information de France Inter. La prétendante à l’Elysée pointe dans sa profession de foi deux chiffres censés démontrer l’échec de la politique sécuritaire menée par Emmanuel Macron. Problème : des doutes persistent sur leur fiabilité.

Dans ce document, on peut lire : « + 31 % d’agressions volontaires depuis 2017 » et « 1,5 million d’immigrés supplémentaires entrés légalement en France depuis 2017 » . Ces chiffres proviendraient du ministère de l’Intérieur, assure le Rassemblement national. Or la Place Beauvau ne les reconnaît pas. « Ce sont des éléments que nous n’arrivons pas à corroborer », explique ainsi la CNCCEP auprès de la radio. L’instance de contrôle a donc réclamé des précisions au Rassemblement national.

« Nos sources sont sûres »

Une procédure qui semble habituelle : « nous demandons régulièrement des précisions de ce type. Cela a été le cas pour plusieurs candidats avant le premier tour », a assuré la Commission. Que faire si les clarifications peinent à la convaincre ? Dans le pire des cas, l’instance peut choisir de ne pas homologuer la profession de foi de Marine Le Pen. Une décision qui obligerait la candidate à mettre des milliers de documents à la poubelle, ces derniers étant déjà chez l’imprimeur.

« Nos sources sont sûres, nous les avons déjà transmises à plusieurs reprises à la commission. D’ailleurs, ces chiffres figuraient déjà sur la profession de foi du 1er tour », a assuré un cadre du parti à France Inter, qui y voit une manœuvre politique. « Le seul objectif de tout cela, c’est de nous faire perdre un temps précieux », estime-t-il.

En déplacement dans les Hauts-de-Seine, Marine Le Pen a aussi réagi ce mercredi à la polémique : « Attention à ce type de manœuvre (…) attention à respecter la démocratie », a averti la candidate devant les journalistes à l’issue d’une visite dans une entreprise du bâtiment à Gennevillliers.

« Je ne peux pas imaginer (son interdiction) puisque les chiffres qui sont dans ma profession de foi sont sourcés avec des chiffres du ministère de l’Intérieur », s’est justifiée Mme Le Pen.

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