Présidentielle : Robert Ménard se met en retrait de la campagne de Marine Le Pen, «aucun malaise» selon elle

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Silence radio. Le maire de Béziers Robert Ménard, proche de Marine Le Pen, votera bien le 24 avril en faveur de la candidate RN à la présidentielle malgré ses « désaccords », et ne s’exprimera plus d’ici au second tour, a-t-il indiqué à l’AFP, confirmant une information du Monde.

« J’ai des désaccords avec Marine Le Pen que n’ai jamais cachés. Je n’entends plus les répéter à chaque intervention médiatique. J’ai donc décidé de ne plus prendre la parole jusqu’au 2e tour », a-t-il déclaré.

« Ce n’est pas pour autant un ralliement à Emmanuel Macron. Je voterai pour Marine Le Pen » le 24 avril, a ajouté l’ancien président de Reporters sans frontières. Il est en accord avec le président candidat sur les sujets de la vaccination contre le Covid et de la politique internationale, pas sur l’immigration et la sécurité.

Critiques et désaccords

Robert Ménard a récemment montré des divergences avec Marine Le Pen, par exemple sur son projet d’interdiction du voile dans l’espace public. « C’est une erreur » et « pas possible à mettre en œuvre », selon lui. Autant de prises de position, alors que la candidate du RN semble avoir mal négocié le début de cet entre-deux tours avec des sondages à la baisse, qui amènent donc le maire de Béziers à se faire désormais plus discret.

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Au lendemain du premier tour, Robert Ménard avait par ailleurs estimé que le camp d’Éric Zemmour, qui a longtemps semblé faire de l’ombre à celui de Marine Le Pen, avait « dit tellement de conneries » que la candidate RN devait à tout prix se démarquer de l’ancien polémiste de CNEWS et de ses soutiens pour le second tour.

Interrogé ce samedi matin lors d’un déplacement en Eure-et-Loir, Marine Le Pen a indiqué qu’il n’y avait « aucun malaise : « J’ai eu Robert au téléphone, qui m’a dit qu’il me soutenait sans aucune difficulté (…) mais qu’il souhaitait que ce soient les porte-parole de la campagne qui puissent bénéficier du temps » de parole lui étant réservé, a-t-elle déclaré à Saint-Rémy-sur-Avre (Eure-et-Loir).

« Il n’est pas d’accord avec tout et n’a pas tellement envie que (…) ses réserves, soient comptabilisés » dans le temps de parole de Marine Le Pen « pour ne pas embêter la candidate », avait également expliqué sur France Inter un peu plus tôt Sébastien Chenu, porte-parole du RN.

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