Retraites, pouvoir d’achat, immigration… les programmes d’Emmanuel Macron et Marine Le Pen comparés par thématique

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Europe, environnement, Ukraine, immigration… Nombreux sont les thèmes sur lesquels Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont des programmes éloignés, voire opposés. Et pendant ces deux semaines d’entre-deux-tours, les deux qualifiés au second tour de la présidentielle n’ont eu de cesse de cultiver leurs divergences.

Lors des nombreux déplacements qu’ils ont effectués, ils se sont écharpés à distance, critiquant les propositions de l’un et de l’autre tantôt sur le pouvoir d’achat, tantôt sur le port du voile, tantôt sur les retraites. Mercredi soir, Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont même confronté leurs points de vue pendant plus de 2h30, lors du débat de l’entre-deux-tours.

Le Parisien a dressé la liste de ce que proposent les deux finalistes sur plusieurs sujets du quotidien.

Le RSA

Le clivage entre les deux finalistes est net sur les allocations sociales, particulièrement sur le RSA (revenu de solidarité active) qui révèle deux doctrines. Emmanuel Macron le conditionne à des démarches actives pour retrouver un emploi, Marine Le Pen à la nationalité française, comme elle le fait pour les allocations familiales.

L’euthanasie

C’est une question sociétale qui revient régulièrement sur le devant de la scène : quelle fin de vie proposons-nous ? Si la candidate du RN a totalement fermé la porte à l’euthanasie et au suicide assisté, le président sortant, lui, se retranche derrière la volonté de lancer une convention citoyenne sur le sujet.

L’immigration

Marine Le Pen l’a dit sans détour : elle souhaite en finir avec le regroupement familial – ou, du moins, limiter très fortement -, qu’elle considère comme l’une des « causes principales de l’immigration massive ». Emmanuel Macron propose, quant à lui, une meilleure maîtrise de l’immigration en renforçant les frontières européennes et nationales.

Le port du voile

C’est un sujet qui s’est invité à plusieurs reprises pendant l’entre-deux-tours. Et c’est l’un des marqueurs de différenciation entre les deux candidats. Marine Le Pen veut interdire le voile dans l’espace public, mais pas Emmanuel Macron.

Le bac

S’ils ont des idées parfois similaires en matière d’éducation, comme l’orientation précoce des élèves, Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’opposent sur le bac. La seconde veut abroger la réforme mise en place par le premier, en repassant à des filières classiques (S, ES et L).

Schengen et l’Europe

Marine Le Pen souhaite renégocier les accords de Schengen afin de réinstaurer les contrôles aux frontières, tout en prévoyant des « procédures de franchissement simplifié pour les citoyens des États de l’Union européenne ». Emmanuel Macron propose, lui, une meilleure maîtrise des frontières, sans toucher à Schengen.

Le pouvoir d’achat

Le pouvoir d’achat est sans doute l’un des sujets sur lesquels Marine Le Pen a mis le plus l’accent pendant la campagne de l’entre-deux-tours. La taxe sur la valeur ajoutée est au cœur des débats. La candidate RN veut la raboter (voire la supprimer sur certains produits de première nécessité, sous condition), mais pas question d’y toucher pour Emmanuel Macron, qui préfère le gel des tarifs de l’électricité et du gaz, ainsi qu’un chèque alimentaire.

Les éoliennes

Faut-il détruire les éoliennes ou, au contraire, en construire plus ? Sur ce sujet, les stratégies sont totalement différentes entre les deux candidats qualifiés pour le second tour de l’élection présidentielle. Marine Le Pen opte pour un démantèlement progressif de toutes les installations alors qu’Emmanuel Macron veut installer 50 parcs en mer et multiplier par deux les capacités de l’éolien terrestre.

L’énergie

Outre la question de l’éolien, l’avenir énergétique de la France s’est invité dans la campagne, notamment en raison de la guerre en Ukraine et de la dépendance au gaz russe. Nucléaire, marché européen de l’électricité, sobriété… Les deux qualifiés pour le second tour de l’élection présidentielle ont des visions bien différentes.

Les retraites

Le sujet est forcément au cœur de la campagne. Le président candidat veut remonter progressivement l’âge de départ à la retraite à 64 ou 65 ans, assurant, dans l’entre-deux-tours, être prêt à « bouger » sur la réforme qu’il souhaite mettre en place. La candidate RN joue plutôt le statu quo à 62 ans et ouvre la retraite à 60 ans pour celles et ceux ayant commencé à travailler avant 20 ans. Ce qui existe déjà.

Ce dimanche, ce sont donc deux visions bien différentes qui s’affronteront dans les urnes. « Cette élection est un référendum pour ou contre l’union européenne, pour ou contre l’écologie, pour ou contre ce que nous sommes profondément », avait résumé Emmanuel Macron à l’issue du débat de l’entre-deux-tours, tandis que Marine Le Pen a jugé, ce vendredi, que le choix était simple : « c’est Macron ou la France ».

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