Top 14 : Toulouse, l’appel à la remobilisation

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Les Toulousains, éliminés de la coupe d’Europe, n’ont pas le temps de ressasser leur déception. La victoire est impérative ce samedi soir à Brive sous peine de dire adieu également à leur titre de champion de France.

Le Stade Toulousain ne réussira pas la passe de quatre en deux saisons. Champion de France et d’Europe il y a un an, le club a abandonné sa couronne continentale en s’inclinant (lourdement) face au Leinster en demi-finale de Champions Cup samedi dernier (40-17). Mais tout n’est pas perdu. Il reste ce bouclier de Brennus à défendre. À conserver pour la troisième année de suite (2019 et 2021, pas de titre en 2020).

Pour cela, les données sont simples. Toulouse pointe actuellement à la 6e, et dernière, place qualificative pour les phases finales. Avec 62 points au compteur, les Rouge-et-Noir sont à la lutte avec le LOU (63 points), La Rochelle (62) et, même, Toulon (59). Quatre pour deux sésames. Pour assurer le sien, Toulouse sait ce qu’il lui reste à faire : s’imposer à Brive ce samedi (et contre Biarritz dans deux semaines à Ernest-Wallon).

Pas le temps de tergiverser donc. Il faut évacuer la déception de l’élimination, ne pas ruminer la leçon infligée par les Irlandais, et repartir de l’avant. Un mantra martelé dans les entrailles encore fumantes de l’Aviva Stadium de Dublin. «La saison est loin d’être finie. Il faut repartir à fond avec la banane. (…) On ne va rien lâcher. On va se remobiliser à 100%», promettait le capitaine, Julien Marchand. Ce que confirmait l’ailier Matthis Lebel. «Dans le vestiaire, à la fin du match, tout le groupe s’est réuni et on s’est dit qu’il fallait vite basculer et passer au Top 14. On n’a pas le temps de tergiverser.»

« On est assez grand pour se remettre en question. »

Peato Mauvaka

Quelques jours plus tard, ces promesses semblaient tenues. «Je ne suis pas dans leur tête, donc j’ai du mal à évaluer. Mais avec l’expérience acquise ces dernières saisons, ils sont capables de se remobiliser rapidement, espère Virgil Lacombe, l’entraîneur-adjoint des avants. Le staff est là pour les épauler dans cette voie. On cherche juste à ce qu’ils prennent conscience de l’importance de ce match. Au vu de la concentration, j’espère ça fonctionnera. Il y a la volonté de tous de vite effacer la désillusion de cette demi-finale. Et c’est un avantage de changer de compétition pour rebondir.»

Le talonneur Peato Mauvaka, qui a prolongé dans la semaine son contrat avec le Stade Toulousain, se voulait lui aussi rassurant. «On est assez grand pour se remettre en question. On a bien switché car on a quelque chose à défendre en Top 14. On sait qu’on doit gagner à Brive si on veut faire partie des six à la fin de la saison (régulière).» Ne surtout pas douter après les 40 points encaissés à Dublin. «Cela ne sert à rien de ressasser des mauvaises choses. Tout le monde est à fond pour cette fin de saison», écarte Julien Marchand.

Brive n’a pas joué depuis le 30 avril

À fond dans les têtes. Mais dans les corps ? «La saison commence à être longue pour certains, reconnaît Virgile Lacombe. On a privilégié de plus grosses plages de récupération cette semaine. Et du rugby ludique pour qu’ils retrouvent du plaisir à jouer. Mais on ne peut pas se priver de travailler la base.» D’autant plus que l’adversaire est en mission. Le CA Brive, 12e, a besoin d’une victoire à domicile pour assurer son maintien en Top 14 sans passer par la case finale d’accession.

«C’est un match déterminant pour leur fin de saison également, appuie Lacombe. Il y a de l’enjeu pour les deux. Ce qui promet un match difficile face à un adversaire très combatif. » Et frais puisque les Brivistes n’ont pas joué depuis le 30 avril. L’entraîneur de donner la clé du succès : «il nous faut retrouver de la confiance et de l’efficacité, en s’appuyant sur des choses que l’on sait bien faire.»

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