Tournoi de Roland-Garros : “C’est toujours Rafa qui gagne”

Europe

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À la une de la presse, ce lundi 6 juin, la victoire, hier, de Rafael Nadal à Roland-Garros, face au Norvégien Casper Ruud. Un massacre au Nigeria contre des fidèles réunis dans une église pour la Pentecôte. Un rendez-vous manqué de la Cédéao. Et la fin des festivités du jubilé d’Elizabeth II au Royaume-Uni.

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À la une de la presse, la victoire, dimanche 5 juin, de Rafael Nadal à Roland-Garros, face au Norvégien Casper Ruud, et le 14e titre décroché par l’Espagnol sur la terre battue parisienne.

Dix-sept ans après avoir gagné pour la première fois la Coupe des Mousquetaires, “il y a eu deux papes, l’Espagne a compté deux rois, trois présidents, 104 ministres, traversé une pandémie et le Royaume-Uni est sorti de l’UE, mais il y a une chose qui ne change pas : c’est toujours Rafa qui gagne”. L’émotion est grande pour le quotidien sportif Marca, émerveillé par la domination implacable de Rafael Nadal sur Roland-Garros.

“Nadal, l’unique”, titre simplement le quotidien ABC, à propos de ce “champion infini”, dont aucun adversaire ne semble pouvoir venir à bout. 14 victoires à Roland Garros : El Mundo s’en frotte encore les yeux et salue la performance du joueur de 36 ans, parvenu à décrocher son 22e sacre en Grand chelem, malgré “une douleur intense” au pied gauche. Hommage, aussi, de L’Équipe, qui fait entrer l’Espagnol dans “l’éterrenité”, l’éternité sur terre battue. “Quelle que soit la suite qu’il donnera à sa carrière, Rafael Nadal s’installe plus que jamais au sommet de son sport”, s’incline, bon joueur, le quotidien sportif français.

À la une également, cette attaque meurtrière, hier au Nigeria, où des hommes armés ont fait irruption dans une église d’Owo, dans le sud-ouest du pays, lors d’une célébration de la Pentecôte. Face à ce nouveau massacre qui aurait fait une cinquantaine de morts, dont des enfants, The Punch exprime son indignation et sa colère vis-à-vis du gouvernement : “Certains Nigérians s’attendaient à ce que le président Buhari, un général à la retraite, soit le mieux placé pour résoudre le problème persistant des attaques des différentes milices dans le pays. Malheureusement, cela n’a pas été le cas, et ces attaques, jusqu’alors limitées au nord-est du pays se sont étendues à presque toutes les régions”.

Le Pays, quotidien burkinabé, s’alarme de voir le terrorisme sembler “reprendre du poil de la bête au Nigeria”, malgré la mort, l’année dernière, d’Aboubakar Shekau, le leader de la secte islamiste Boko Haram. Si l’on ne connaît pas, pour le moment, l’identité des auteurs de ce massacre, qui pourrait aussi bien être l’oeuvre de l’Iswap, la branche ouest africaine de l’organisation État islamique, Le Pays dénonce une “barbarie qu’aucune religion ne saurait cautionner” et l’échec de la politique sécuritaire mise en place depuis une dizaine d’années, y compris par le président Buhari, qui avait promis, lors de son arrivée au pouvoir en 2015, d’en finir avec “l’hydre terroriste”, en 60 jours.

La presse burkinabé exprime également sa déception face à la décision de la décision de la Cédéao, la Communauté des États d’Afrique de l’ouest de reporter au 3 juillet prochain l’annonce de sanctions contre les putschistes du Mali, du Burkina Faso et de Guinée. Les dirigeants ouest-africains réunis samedi au Ghana, n’ont pas réussi à se mettre d’accord, au grand dam de L’Observateur Paalga : “Si même Muhammadu Buhari, qui n’est pas réputé être un élève assidu de la classe Cédéao était là, c’est que ce sommet extraordinaire devrait déboucher sur quelque chose d’extraordinaire. Et pourtant la présence de ‘Baba Go Slow’ n’aura pas fait bouger les lignes et il n’en fallait pas plus pour que certains parlent d’un sommet pour rien”, commente le journal. “Cédéao sur le Mali, la Guinée et le Burkina : rien à voir, repassez le 3 juillet”, ironise pour sa part le site d’info Wakat Sera.

Un mot, également, de la mise en garde adressée hier par le Liban à Israël, accusé d’empiéter sur une zone maritime disputée par les deux pays. D’après L’Orient Le Jour, cette montée au créneau libanaise intervient après l’arrivée, hier, d’une unité flottante de production et de stockage pour commencer à exploiter le champ gazier de Karish pour le compte de l’État hébreu, qui assure qu’il se trouve dans sa zone économique exclusive, et non dans la zone maritime disputée. Le Figaro évoque un litige qui remonte à 2011 et “bloqué”, depuis, par “l’amateurisme” de Beyrouth, capitale d’un pays où “les intérêts personnels et les influences étrangères liées à des intérêts géopolitiques priment sur l’intérêt national”. Un affrontement où se dessinent deux camps: celui du Hezbollah et de ses amis et celui des alliés des États-Unis au sens large, avec pour conséquence de laisser le Liban “totalement absent de la reconfiguration stratégique en cours dans la Méditerranée (provoquée par) la guerre en Ukraine”.

Au Royaume-Uni, les festivités du jubilé célébrant les 70 ans de règne de la reine Elizabeth ont pris fin. L’apparition surprise, dimanche 5 juin, de la souveraine au balcon du palais de Buckingham, pour clôturer ces célébrations, fait la une de tous les quotidiens outre-Manche, touchés par les mots d’Elizabeth II, qui s’est dite “émue” par l’élan d’amour de ses compatriotes. À l’instar du Daily Telegraph qui reproduit en une les paroles de la Reine : “Bien que je n’ai pas assisté à chaque événement en personne, mon coeur est avec vous tous.”

La reine Elizabeth II est aussi apparue, à l’occasion de ce jubilé, dans un message vidéo humoristique prenant le thé avec l’ours Paddington, le héros de la littérature enfantine britannique. Dans le dessin de Morten Morland pour The Times, la souveraine a été remplacée par Boris Johnson. Dans la tourmente depuis le Partygate, le Premier ministre va faire face, lundi 6 juin, à une motion de défiance de son parti. Le jeu de mots est assez intraduisible, mais pour résumer, l’ours Paddington, voyant “BoJo” s’écrouler à table, se dit que c’est peut-être “à cause de l’alcool”, à cause des soirées très arrosées à Downing Street pendant le confinement. Le lendemain de fête à Downing Street risque de tourner à la gueule de bois…

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