Un premier cas d’infection à la variole du singe confirmé en France

France

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Le premier patient atteint de variole du singe en France a été pris en charge, ont annoncé vendredi les autorités sanitaires. Une enquête est en cours pour retracer les cas contact afin de limiter la propagation de ce virus généralement bénin. Onze cas ont été recensés au Royaume-Uni.

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Un premier cas confirmé de variole du singe a été détecté en Île-de-France, ont annoncé, vendredi 20 mai, les autorités sanitaires.

Il s’agit d’un homme de 29 ans sans antécédent de voyage dans un pays où circule le virus, ont précisé la Direction générale de la Santé et Santé publique France. Dès la suspicion de son infection, cette personne a été prise en charge et en l’absence de gravité, elle a été isolée à son domicile. 

Une enquête épidémiologique approfondie est mise en œuvre par les équipes de Santé publique France et de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France, en lien avec le médecin ayant pris en charge ce patient. 

Les personnes ayant été en contact étroit avec cette personne sont en cours de recensement. Elles recevront de la part des autorités sanitaires les informations sur la conduite à tenir, afin de limiter la propagation du virus.

Des cas en Europe et en Amérique du Nord

La variole du singe est une maladie rare originaire d’Afrique. Le virus peut être transmis par contact direct avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne malade, ainsi que par les gouttelettes. On peut également se contaminer au contact de l’environnement du malade (literie, vêtements, vaisselle, linge de bain).

Au Royaume-Uni, onze cas ont été recensés. La première personne infectée avait récemment voyagé au Nigeria, en Afrique de l’Ouest, où cette maladie virale est endémique. Les autres malades ont été contaminés dans le pays.

“A ce jour, au moins huit pays (européens) – l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, l’Italie, le Portugal, le Royaume-Uni et la Suède – ont signalé des cas de variole du singe”, a résumé vendredi dans un communiqué Hans Kluge, responsable de l’antenne européenne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

“Des cas semblables et récents ont également été signalé en Australie, au Canada et aux États-Unis”, a-t-il précisé. Au total, 80 cas sont confirmés et une cinquantaine d’autres sont à l’étude, selon l’OMS.

Une maladie généralement bénigne

L’infection par le virus débute par une fièvre, souvent forte et accompagnée de maux de tête, de courbatures et de fatigue. Après deux jours environ, apparaît une éruption vésiculeuse, la formation de croutes puis la cicatrisation. Des démangeaisons sont fréquentes. 

Les bulles se concentrent plutôt sur le visage, les paumes des mains et plantes des pieds. Les muqueuses sont également concernées, dans la bouche et la région génitale.

L’incubation de la maladie peut aller de cinq à 21 jours. La phase de fièvre dure environ un à trois jours. La maladie, généralement bénigne, guérit le plus souvent spontanément, au bout de deux à trois semaines.

Avec AFP

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