Volodymyr Zelensky dans l’est de l’Ukraine, les Russes progressent dans le Donbass

Europe

Le président ukrainien est allé à la rencontre, dimanche, des troupes ukrainiennes dans le nord-est du pays, une première depuis le début de l’invasion russe le 24 février. De violents combats font toujours rage pour le contrôle de la région du Donbass, où les forces russes menacent la grande ville de Severodonetsk, pilonnée sans relâche. Voici le fil de la journée de dimanche.

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  • 23 h 31 : l’Otan a le droit de déployer ses forces en Europe orientale, selon son chef adjoint

Le chef adjoint de l’Otan, Mircea Geoana, a estimé que dans le contexte de l’invasion russe en Ukraine, l’Alliance atlantique n’était plus tenue par ses anciens engagements envers Moscou de ne pas déployer ses forces en Europe orientale.

L’Acte fondateur sur les relations entre l’Otan et la Russie, signé il y a 25 ans, prévoyait entre autre des mesures visant à “prévenir toute concentration de forces conventionnelles”, notamment en Europe centrale et orientale. Mais en attaquant l’Ukraine et rompant tout dialogue avec l’Alliance, la Russie a elle-même “invalidé le contenu de cet Acte fondateur”, a souligné Mircea Geoana dans une interview à l’AFP à Vilnius.

Les Russes “s’y étaient engagés à ne pas agresser les voisins, c’est ce qu’ils sont en train de faire, et à tenir des consultations régulières avec l’Otan, ce qu’ils ne font pas”, a précisé Mircea Geoana. L’Acte fondateur “ne fonctionne simplement pas, à cause de la Russie”, a-t-il estimé. Selon le chef adjoint de l’Otan, l’Alliance n’a désormais plus “aucune restriction” pour se doter d’une “posture robuste sur le flanc est”.

  • 23 h 25 : Sergueï Lavrov dément que Vladimir Poutine soit malade

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a démenti que le président Vladimir Poutine soit malade, assurant qu’il n’en présentait aucun signe. La santé du président Poutine comme sa vie privée sont des sujets tabous en Russie, presque jamais évoqués en public.

Mais en réponse à une question de la chaîne de télévision française TF1, Sergueï Lavrov a déclaré dans un communiqué : “Je ne crois pas que quelqu’un qui ait toute sa tête puisse voir chez cette personne (Poutine) des signes d’une maladie ou d’une affection quelconques”.

Il a souligné que Vladimir Poutine, qui aura 70 ans en octobre, apparaissait en public “quotidiennement”. “Vous pouvez le voir à l’écran, lire ou écouter ses discours”, a-t-il ajouté. “Je laisse ceux qui répandent de telles rumeurs régler cela avec leur conscience, malgré les occasions quotidiennes qu’ils ont de vérifier ce qu’il en est”.

  • 20 h 20 : Volodymyr Zelensky limoge le chef de la sécurité de Kharkiv qui “ne travaillait pas à la défense de la ville”

Le président ukrainien a annoncé qu’il avait limogé le chef des services de sécurité de Kharkiv, dans le nord-est, qui “ne travaillait pas à la défense de la ville” depuis le début de l’invasion russe. “Je suis venu, j’ai vu, et j’ai limogé le chef des services de sécurité de la région (de Kharkiv), parce qu’il ne travaillait pas à la défense de la ville depuis les premiers jours de cette guerre, mais ne pensait qu’à lui-même”, a expliqué le président Zelensky dans son message vidéo quotidien, après sa première visite dans l’est du pays depuis le début de l’invasion russe le 24 février.

  • 19 h 40 : les pays de l’UE cherchent une solution pour adopter le sixième paquet de sanctions contre Moscou

Les représentants des Vingt-Sept ont examiné une nouvelle proposition qui exempterait temporairement un oléoduc clé pour la Hongrie d’un embargo progressif de l’UE sur le pétrole russe, afin de tenter de lever le blocage sur leur sixième paquet de sanctions contre Moscou, à la veille d’un sommet européen à Bruxelles.

Cette proposition avancée par les institutions européennes et la France, qui exerce le présidence tournante de l’UE, prévoit un embargo sur le pétrole russe livré par bateaux d’ici la fin de l’année, en excluant “pour le moment” celui acheminé via l’oléoduc Droujba, qui approvisionne notamment la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque, a-t-on indiqué dans l’entourage de la Commission. 

“La question de Droujba sera abordée de nouveau rapidement”, a-t-on assuré de source européenne.

  • 15 h 50 : Volodymyr Zelensky se rend dans l’est de l’Ukraine pour la première fois depuis l’invasion russe

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’est rendu dimanche, pour la première fois depuis l’invasion russe, dans l’est du pays, dans la région de Kharkiv. “Deux mille deux cent vingt-neuf maisons détruites à Kharkiv et dans la région. Nous restaurerons, reconstruirons et ferons revenir la vie. À Kharkiv et dans toutes les autres villes et villages où le mal est venu”, a-t-il déclaré sur Telegram, accompagnant son message d’une vidéo de sa visite.

  • 15 h 25 : la Serbie prolonge de trois ans son accord avec Moscou pour recevoir du gaz russe à bas prix

La Serbie a signé avec Moscou une extension pour trois ans de son accord d’approvisionnement en gaz russe à bas prix, a annoncé dimanche le président Aleksandar Vucic. “[C’est] de loin le meilleur deal en Europe”, a-t-il déclaré, après un entretien téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine.

La Serbie qui est candidate pour rejoindre l’Union européen est restée proche du Kremlin depuis l’invasion de l’Ukraine. Si la Serbie a condamné l’agression russe à l’ONU, elle s’est ainsi refusée à s’aligner sur les sanctions européennes contre Moscou qui continue à lui fournir du gaz à prix d’ami.

  • 11 h 44 : la situation à Lyssytchansk s’est “largement agravée”

“Un obus russe est tombé sur un immeuble d’habitation, une fille est morte sur place et quatre personnes ont été hospitalisées”, a détaillé sur Telegram le gouverneur de la région de Louhansk. La journée de la veille a été “difficile” dans la ville, selon Serguïï Gaïdaï, qui évoque un cinéma détruit et 22 immeubles endommagés.

À Severodonetsk, “l’ennemi a mené des opérations d’assaut”, selon un rapport de l’état-major de l’armée ukrainienne publié dimanche. Selon le gouverneur Gaïdaï, l’assaut russe se poursuit dans la ville avec des combats de rue.

Par ailleurs, dans un communiqué publié dimanche matin, le ministère russe de la Défense assure que l’armée russe a détruit “avec des missiles de haute précision de longue portée un important arsenal des forces armées ukrainiennes”, dans la région de Dnipropetrovsk (sud-est).

Ces missiles ont également visé au cours des dernières 24 heures un système de défense antiaérienne ukrainien près de Mykolaïevka, dans la région de Donetsk, une station radar dans la région de Kharkiv et cinq dépôts de munitions notamment près de Severodonetsk, selon le même communiqué.

  • 6 h 52 : le Donbass ravagé par une bataille acharnée, Severodonetsk menacée

L’étau russe dans le bassin minier du Donbass se resserre, notamment autour de Severodonetsk où “l’ennemi a mené des opérations d’assaut”, selon un rapport de l’état-major de l’armée ukrainienne publié dimanche.

“La Russie a engagé tous ses moyens pour s’emparer de Severodonetsk ou empêcher toute communication entre la région et l’Ukraine”, a affirmé samedi soir sur son compte Telegram Sergii Gaïdaï, le gouverneur de la région de Lougansk. “La semaine prochaine sera très dure”, a-t-il admis, en considérant toutefois que les forces russes “ne seront pas en mesure de réussir tout ce qu’elles planifient dans un avenir proche”.

“Les Russes ont amené beaucoup de moyens pour prendre la ville d’assaut mais ne peuvent pas encore le faire”, a assuré de son côté le maire de Severodonetsk, Olexander Stryuk. “Nous pensons que la ville résistera”, a-t-il insisté.

Il a alerté sur l’aggravation de la situation sanitaire dans cette ville de 100 000 habitants avant la guerre. Les “bombardements constants” compliquent beaucoup l’approvisionnement – notamment en eau potable – de la cité, privée d’électricité depuis plus de deux semaines, a-t-il écrit samedi soir sur son compte Telegram. L’activité du “centre d’aide humanitaire” de la ville a été suspendue, a-t-il précisé.

Avec AFP

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